Couverture de De l'épreuve à la résilience : mon témoignage de vie

Extrait

De l'épreuve à la résilience : mon témoignage de vie

La gestion de mon mental et de mes émotions

Nous voilà à moins d’une semaine de l’annonce et chaque jour qui passe est déjà un combat. D’abord contre le mental. Ce mental qu’il faut réussir à faire taire et dont il faut parvenir à transformer le négatif en positif.

Je me souviens d’ailleurs que ma maman, après le décès de mon beau-père, m’avait dit, sincèrement mais en toute bienveillance : « J’espère que tu n’auras jamais à traverser cela, car je crains qu’avec la phobie du cancer que tu as développée, tu ne sois pas à même de gérer une épreuve de ce genre si cela devait t’arriver. »

Et honnêtement, j’étais bien d’accord avec elle. C’est ce que je redoutais le plus. Et je pensais clairement ne pas avoir les ressources pour affronter une telle épreuve. Et pourtant…

Je ne sais pas exactement comment tout cela se met en place, mais ce que je sais, c’est que je préfère me conditionner très vite en mode « combat ». En me disant, mais c’est peut-être encore lié au déni, que je vais m’en sortir.

Je refuse de perdre cette bataille et de perdre le contrôle, probablement aussi. J’aime trop la vie, j’ai encore trop de projets à réaliser, je dois continuer à être une maman présente pour ses enfants, ainsi que pour tout ce qu’il reste à venir.

Je suis aussi très soutenue : par mon entourage familial, amical, mais aussi par certaines relations professionnelles. Mais soyons clairs : dans ce genre de situation, on est quand même bien seul(e) à être au front.

Pour autant, je suis et resterai toujours extrêmement reconnaissante pour tous les soutiens que je reçois, et qui m’aident beaucoup, malgré tout. Et que je ne veux pas non plus décevoir, en quelque sorte.

C’est même moi qui les rassure parfois, en leur disant que je vais faire tout ce que je peux pour que les choses se passent au mieux. Et bien que, cartésienne que je suis, je sache malheureusement ne pas pouvoir tout maîtriser…

Mais y croire, c’est déjà très important. Ne dit-on pas que, pour faire quelque chose, il faut d’abord y croire ? C’est exactement la même logique. Car être convaincue, c’est se rassurer soi-même et rassurer son mental. Qui, lui, instinctivement, a plutôt tendance à envisager le pire.

Naturellement, j’ai toujours eu une personnalité plutôt optimiste, positive, mais aussi naïve, il faut bien le dire. Tout comme le déni, cette naïveté m’a cependant peut-être aidée à mieux gérer ce drame.

Quoi qu’il en soit, je dois plus que jamais travailler ce mental. J’ai lu, écouté, et compris que plusieurs méthodes le permettent. J’ai aussi quelques amis très branchés spiritualité.