Couverture de LOVE Darkmind: Tome 2  (romance suspense mafia, slow burn, amour interdit)

Extrait

LOVE Darkmind: Tome 2 (romance suspense mafia, slow burn, amour interdit)

🖤 Chapitre 20 – Ka

À l’instant où je l’avais vu arriver dans le réfectoire avec sa robe à fleurs, mon sang s’était électrisé dans mes veines. Elle cherchait à contrer mes directives, il n’y avait pas d’autres raisons possibles. Tout le monde était parfaitement au courant du dress code qui était fixé ce soir, et Sonia avait la consigne de l’en informer. Alors à quoi jouait-elle ? Elle se permettait de n’en faire qu’à sa tête ?

C’était inconcevable qu’elle me défie ouvertement. Et en public en plus, devant tous les membres de mon cartel et les invités de Jul’. Je devais absolument marquer le coup et lui enlever l’envie de reproduire ce genre d’attitude rebelle. Pris dans ma colère, je voulais qu’elle s’exécute le plus rapidement possible en changeant de tenue.

Qu’elle comprenne qu’ici, c’est moi le chef.

Finalement son intention n’était pas de me provoquer, mais je devais rester intransigeant. Elle ne bénéficierait pas d’un traitement de faveur. Sauf que je n’avais pas réfléchi aux conséquences de mon ordre. Une autre forme de pression s’était infiltrée en moi lorsqu’elle s’était déshabillée. De dos, en sous-vêtements, les courbes de son corps dénudé m’avaient attiré comme un aimant. Ses longs cheveux ondulés cascadaient gracieusement jusqu’à la chute de ses reins. Au lieu de baisser les yeux pour lui laisser son intimité, je n’avais pas pu décrocher mon regard.

Quand la fermeture de sa robe s’était bloquée, elle était si gênée, trop mignonne à rougir. Sa beauté d’une pureté immaculée m’avait foudroyée en plein cœur. Et là, en me rapprochant d’elle, de la voir si près, de sentir son parfum, mon cerveau avait complètement vrillé. Les sensations que j’avais ressenties, m’avaient submergé. Je l’ai caressée dans le cou et j’ai pu savourer le contact de sa peau douce sous la pulpe de mes doigts.

Elle ne m’avait pas repoussé. J’avais même remarqué qu’elle aimait : son épiderme, recouvert de chair de poule, sa respiration saccadée, ses lèvres rosées à quelques centimètres seulement des miennes, son regard désorienté, mais rempli de désir. Tout dans son apparence trahissait cette sensualité.

Je ne sais pas comment j’ai réussi à lutter contre cette tentation.

Si les bruits provenant du couloir ne s’étaient pas immiscés dans notre proximité, jusqu’où serions-nous allés ? Je n’avais jamais éprouvé une attraction aussi intense. J’avais une folle envie de l’embrasser. Mais pas que… De la déshabiller et de lui faire l’amour. Tout un tas d’images m’avait traversé la tête. 

En sortant de sa chambre, je luttai pour éteindre ce brasier qui me consumait. Ce rapprochement était si addictif…

***


Je passai nerveusement ma main dans ma nuque et remis ma cravate à la perfection. Je ne devais en aucun cas laisser paraître mon trouble en retournant dans la salle à manger.

Lorsque je rejoignis Tod à table, il me scruta finement avec insistance, cherchant à comprendre les raisons de mon retard.

— Qu’est-ce que tu as fait pendant tout ce temps avec elle ? me lâcha-t-il, d’un ton inquisiteur.

Tod me connaissait mieux que personne, on partageait absolument tout. Il devait cerner que quelque chose ne s’était pas passé comme prévu, mais il n’arrivait pas à analyser exactement la situation. J’essayai de garder le visage le plus neutre possible, afin de ne pas laisser émerger le moindre soupçon. Mais Tod continuait à me fixer du regard, pour me faire flancher. Il insista en tentant le tout pour le tout :

— Tu vas me dire ce que vous avez fait ? Peut-être une partie de jambes en l’air, vu ton silence…

Son sourcil se redressa et il attendit avec intérêt une remarque de ma part. J’étais impressionné par sa perspicacité. Néanmoins je savais aussi que Tod n’était sûr de rien, c’était sur cette brèche que j’allais m’engouffrer. Je le fixai du regard en répondant ironiquement :

— Je serai éj*culateur précoce dans ce cas…

Je souris en coin, fier de ma répartie. Son visage se détendit à son tour et il reprit son plat.

Au moment où je commençai à manger, Fany arriva dans la salle. Je la trouvais magnifique, habillée avec cette petite robe noire très sexy qui mettait ses courbes harmonieuses en valeur. L’envie subsistait, encore fortement tenace en moi. Tod se retourna, pour savoir dans quelle direction je regardai.

— T’as eu raison de lui faire changer de tenue… annonça-t-il, l’air malicieux. C’est vrai que celle-ci lui va à ravir…

Mes muscles se crispèrent. Tod cherchait uniquement à me provoquer, mais j’enrageais d’entendre ce genre de propos. Cela me rappelait que Fany était tout à fait du goût des Darkmind, et je ne le supportais pas. Cette jalousie me vrillait les tripes, je voulais l’exclusivité.

C’était pour moi inconcevable qu’un autre homme s’approche d’elle.