Couverture de Leçons de vie

Chapitre 4 Lois internationales et statistiques Le bilan d’un monde en danger

Le 5 décembre 1994, un accord fut signé à Budapest entre la Russie, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Ukraine.
Ce mémorandum garantissait l’intégrité territoriale de l’Ukraine en échange de l’abandon de son arsenal nucléaire.
La Russie ne l’a pas respecté.
C’est un fait.
Et même les partisans de Poutine ne peuvent                   le nier.

Les Conventions de Genève, dont la Russie est signataire, ont été violées quotidiennement :

Bombardements d’écoles maternelles, hôpitaux, supermarchés, infrastructures civiles

Exécutions et tortures de soldats ukrainiens faits prisonniers

Zones civiles plus ciblées que les zones militaires

C’est un fait. Et il ne peut être nié.
Si les conventions internationales sont bafouées par ceux qui les ont signées,
alors pourquoi les ratifier ?
Comment faire respecter le droit quand les garants eux-mêmes le détruisent ?

 Liberté de penser mais jusqu’où ?

Oui, la liberté de penser existe.
Mais comment peut-on se dire “pro-russe” sans devenir complice des crimes, des mensonges, de la dictature ?
L’Ukraine est traitée de “néo-nazie” alors qu’elle n’a envahi aucun pays, sauf pour se défendre.
Et encore, cela est récent, réactif, non impérial.

Si ce pays n’avait pas été exemplaire dans le respect des lois de la guerre,
il n’aurait jamais reçu les armes des alliés.
Les diffamés n’ont rien de nazis.
Mais les pro-russes refusent de l’admettre.
Ils croient leur président paranoïaque.
Et ils le soutiennent.

 Définition de la paranoïa

La paranoïa est une psychose caractérisée par un délire systématisé, sans affaiblissement des capacités intellectuelles.

La personne atteinte de paranoïa est méfiante, elle se sent constamment menacée et persécutée par des personnes inconnues ou par son entourage.

Cette psychose débute à l’âge moyen de la vie sur un fond de caractère paranoïaque : méfiance, orgueil, hypertrophie du moi, susceptibilité, jugement faux, rigidité du psychisme.

Elle survient souvent à la suite d’un conflit psychoaffectif d’importance variable.

Tout y est pour définir le statut de Vladimir Poutine.

On retrouve aussi ces particularités chez Hitler.

Des médecins spécialistes ont, dans plusieurs débats, confirmé que le dictateur est bien paranoïaque.

C’est un fait. Et il est président de la Russie.

Et il est soutenu, en dépit de son autoritarisme et des crimes dont la justice russe et la justice internationale se rendent complices.

En étudiant l’histoire des dictatures, on s’interroge :  comment des personnes dotées d’une intelligence humaine normale peuvent-elles croire à leurs mensonges, à leurs craintes d’être surveillées, menacées, encerclées ?

Depuis Napoléon Bonaparte, personne n’a jamais envisagé de s’emparer de la Russie.

Quant à leur religion, elle n’intéresse ni ne dérange personne.

Leur culture n’est même pas homogène sur l’ensemble de leur territoire.

Quant à la langue russe, bien que parlée dans le plus vaste pays du monde, elle n’est que la septième langue mondiale en nombre de locuteurs : environ 260 millions, dont 150 millions de natifs.

Elle devrait être la première, en toute logique des choses. Les Russes, sans leur pétrole, sont en retard sur le plan industriel et technologique.
Sans leur or noir, ils perdent leur levier économique principal.
Ils doivent copier les drones iraniens, se faire livrer des armes par la Corée du Nord, restaurer des tanks de la Seconde Guerre mondiale, parfois légèrement améliorés.
Plusieurs essais de leurs bombes ont échoué.
Pour contourner les sanctions, ils ont démonté des réfrigérateurs pour récupérer des composants électroniques.
Ils dépendent de la Chine pour maintenir leur chaîne logistique.
Il n’y a pas de quoi se vanter d’être russe.
Sans leurs pipelines, ils ne seraient pas aussi riches.

En France, environ 4 pour cent des adultes sont en situation d’illettrisme, soit près d’un million et demi de personnes.
Cela signifie qu’ils ont été scolarisés mais ne maîtrisent pas suffisamment la lecture, l’écriture ou le calcul pour être autonomes.
L’innumérisme touche environ 9 pour cent de la population adulte.
Le taux d’analphabétisme, qui concerne ceux qui n’ont jamais été scolarisés, est très faible.
Ces chiffres sont préoccupants, surtout quand on pense à l’école obligatoire et au fait que nous sommes déjà au premier quart du vingt-et-unième siècle.

En France, les maladies psychiatriques et les traitements psychotropes représentent le premier poste de dépense de l’Assurance Maladie.
C’est un fait.
Et cela interroge.

En 2030, les émissions de CO₂ devraient commencer à baisser plus nettement, mais pas assez pour contenir le réchauffement sous les seuils critiques. Les engagements des États restent très insuffisants. Le climat se dérègle plus vite que les politiques ne s’ajustent.

Selon Eurostat, les émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne ont diminué de 7 pour cent en 2023 par rapport à 2022, totalisant 3,4 milliards de tonnes de CO₂ équivalent. La baisse est réelle, mais elle ne compense pas l’inaction des plus grands pollueurs.

Les réductions les plus marquées ont été observées dans l’approvisionnement en électricité et gaz, l’extraction minière, les services et l’industrie manufacturière.

Mais la Chine et les États-Unis, principaux émetteurs mondiaux, ne respectent pas leurs engagements. Le business reste roi. Le profit l’emporte sur la planète.

À l’échelle mondiale, la production et l’utilisation de plastique croissent plus vite que la population. Cela signifie que chaque humain consomme davantage de plastique chaque année, malgré les alertes et les alternatives disponibles.

Ces chiffres interrogent. Ils ne doivent pas indifférer. Ils appellent à une responsabilité partagée celle des gouvernements, mais aussi celle de chaque habitant de la Terre.

Ramasser du plastique, refuser les emballages inutiles, sensibiliser les enfants ce sont des gestes concrets, des actes de transmission. Ils ne sauvent pas le climat seuls, mais ils marquent une conscience.

                                                                                       Formulaire à remplir (ou pas) 

Cochez, rayez, détournez. Mais sachez que chaque case est un miroir. Ce n’est pas un jeu. C’est un seuil.

☐ Avez-vous déjà jeté un plastique sans y penser. 

☐ Avez-vous déjà dit : « ça ne changera rien ». 

☐ Avez-vous déjà détourné le regard d’un mendiant. 

☐ Avez-vous déjà cliqué sans lire. 

☐ Avez-vous déjà dit : « je n’ai pas le temps ». 

☐ Avez-vous déjà oublié volontairement. 

☐ Avez-vous déjà cru que ce n’était pas votre problème. 

☐ Avez-vous déjà préféré le confort à la vérité. 

☐ Avez-vous déjà applaudi sans comprendre. 

☐ Avez-vous déjà transmis sans vérifier. 

☐ Avez-vous déjà dit : « Greta Thunberg ? Ah oui, elle… » 

☐ Avez-vous déjà oublié ceux qui criaient trop juste. 

☐ Avez-vous déjà confondu le bruit avec l’alerte. 

☐ Avez-vous déjà méprisé sans le dire. 

☐ Avez-vous déjà été volontaire dans un groupe de propreté ou de sauvetage. 

☐ Utilisez-vous encore des sacs plastiques sans dire non. 

☐ Jetez-vous vos cannettes dans la rue, dans une corbeille, ou attendez-vous d’être chez vous. 

☐ Que font vos enfants. 

☐ Leur apprenez-vous à respecter la nature ou pensez-vous que ce n’est pas votre rôle. 

☐ Avez-vous déjà pensé à regrouper des voix pour une pétition. 

☐ Êtes-vous dépressif. 

☐ Êtes-vous vraiment vous-même ou celui qu’exige votre fonction. 

☐ Quelle est votre priorité : votre confort, celui de l’État, ou celui de la nature. 

☐ L’aimez-vous. La respectez-vous. Jusqu’à quel point. 

☐ Qu’êtes-vous prêt à faire par amour pour elle. 

☐ Voulez-vous laisser cet héritage à vos enfants et petits-enfants.                                                            Ce formulaire ne sera pas collecté. Mais votre mémoire, elle, ne vous oubliera pas. Avez-vous entendu parler de Greta Thunberg. Qu’en pensez-vous.

The Sentinel pleure       

Image de The Sentinel pleurant

                                                              
 Ce n’est pas une image. C’est un fragment de ce que vous avez laissé derrière vous.
Les conscients et éveillés s’en vont.
Nicolas Hulot quitte son ministère, dégoûté de ses collègues qui n’ont que mépris pour l’écologie.
Les gens meurent dans des conditions horribles en Ukraine.
Les affamés sont de plus en plus nombreux.
Des nappes de pétrole polluent la mer.
Des animaux sont prisonniers dans du plastique.
Mais qu’y faire ?
Vous ne serez plus là pour assister au désastre final.
Peut-être que vos enfants, après vous, s’en occuperont. Pas vrai ?!

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