
Extrait
Frère Bruno et le bouclier de la foi, tome 1: Le sentier sinueux
IV. Notre-Dame de Reims
IV. Notre-Dame de Reims
Dimanche 26 septembre, an 1350 de Notre Seigneur,
Cathédrale Notre-Dame de Reims,
Après prime
Le portail central s’ouvre sur le narthex, large salle d’accueil de la cathédrale. Frère Bruno et frère Justin pénètrent dans une atmosphère fraîche et paisible. La brume et la fumée de la rue font place à des parfums d’encens et de myrrhe. Les pieds nus, Bruno rajuste son habit et essuie la sueur de son front du revers de sa manche. Et, en levant les yeux, il est frappé pour la première fois par les écrasantes voûtes de Notre-Dame de Reims.
Il constate que, comme la plupart des cathédrales gothiques, celle-ci est édifiée en forme de grande croix. Le narthex, salle d’accueil à l’ouest, représente le pied de la croix. La nef, longue allée principale de la cathédrale, symbolise la poutre verticale de la croix. La croisée du transept, l’allée perpendiculaire à la nef, représente la poutre transversale de la croix. Et enfin, à l’est et au fond de l’édifice, le chœur et l’autel trônent à la tête de la croix. Ému, Bruno se signe au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
— Je n’ai pas aimé l’accueil aux portes d’entrée, dit frère Justin en rajustant son habit. Je te parie que ces Dominicains ont fait exprès : qu’ils ont ordonné de faire tomber la toile devant nos nez ! Ils auraient pu nous tuer !
Bruno hoche la tête :
— Hum. Les Franciscains et les Dominicains, c’est pareil en Bretagne. Semblables à des jumeaux, mais toujours en rivalité pour se distinguer, soit pour mendier, prêcher ou enseigner… C’est regrettable. Ainsi soit-il.
Il scrute les têtes dans la nef et les bas-côtés qui la longent, à la recherche de la mitre blanche de son évêque. Contrairement aux chapelles et aux églises en France, la nef de Notre-Dame de Reims ne comprend pas de bancs. Ainsi, la majorité des invités demeure debout.
Au fond de la cathédrale, à l’est derrière le chœur, la lumière du soleil levant traverse cinq vitraux circulaires aux couleurs diverses. L’autel, qui surmonte trois marches, trône en avant du chœur et resplendit de couleurs d’or, d’azur et de pourpre.
— Où est Monseigneur ? demande Bruno. Si j’étais plus grand…
— Et où est l’abbé ? ajoute Justin. Promenons-nous un peu.
Plus haut, dans les voûtes du narthex, Bruno aperçoit l’intérieur des clochers de Notre-Dame, illuminés par des rangées de créneaux qui semblent s’élever aussi haut qu’un oiseau volerait dans le ciel.
Bruno repère alors les deux immenses rosaces sur la façade ouest : vitraux circulaires en forme de rose où chaque pétale segmenté illustre une histoire biblique. Ces gigantesques fenêtres arrondies éclatent de bleu, de jaune, de rouge et de turquoise. Bruno les admire avec délectation. Son compagnon lui propose d’explorer la nef pour y retrouver leurs camarades. Mais, hypnotisé par l’ampleur des rosaces géantes, Bruno demande à son confrère de lui accorder un instant pour admirer les atouts de la cathédrale.
Dans la pierre, autour des rosaces coloriées, sont sculptées cinquante-six statues de rois de l’Ancien Testament, chacune faisant plus de deux mètres de haut. Bruno y reconnaît les statues de Moïse, de David, de Salomon… Plus haut, il croit distinguer dans l’ombre des hauts balcons, le mouvement de petites silhouettes humaines. Un début de vertige lui coupe le souffle et il s’accroche à l’épaule de son confrère.
— Encore des vertiges ? Ha ha ! On ne retrouvera pas Monseigneur et l’abbé là-haut ! plaisante Justin.
Puis derrière eux, une voix féminine les interpelle :
— Mes frères ! Enfin !
Sœur Joséphine, l’une des sœurs qui marchaient avec eux, les guide dans la nef, auprès de l’abbé de Ligny et de ses moines. Bruno remarque que Monseigneur Salahadin n’est pas parmi eux. L’abbé lui désigne le fond de la cathédrale :
— Frère Bruno, votre évêque est dans le chœur et vous y attend.
En sentant la pierre fraîche de la nef sous ses pieds nus, il hésite à s’asseoir dans le chœur avec la cour royale, les cardinaux et les barons, tandis que les autres devront rester debout dans la nef pendant cinq heures. Frère Justin lui lance alors :
— Dépêche-toi, pour qu’on puisse commencer la cérémonie. Vite, avant que le roi d’Angleterre ne vienne se couronner lui-même !
À cette remarque, quelques sœurs sourient. Mais l’abbé de Ligny et ses moines pâlissent, car ils savent que le roi Édouard III d’Angleterre, opposé à la nouvelle dynastie des Valois, s’est déclaré roi de France, et, depuis la mort récente du roi Philippe VI de France, il livre au pays une bataille navale sur les rives de la Manche dans le but de venir se couronner lui-même à Reims.
— Merci du rappel, frère Justin. Cela suffit ! réprimande l’abbé.
ooo
Bruno quitte la nef. Il descend sur le bas-côté jusqu’à la clôture qui lui bloque l’accès au transept. Un garde le questionne, puis le fait entrer dans le chœur parmi les nobles et hauts membres du clergé. L’invité y retrouve son maître, ce dernier lui ayant réservé une place au deuxième banc devant l’autel. Bruno s’avance humblement entre les invités royaux pour le rejoindre.
— Monseigneur, chuchote-t-il en s’assoyant.
— Ah, enfin ! Dieu soit loué. Est-ce que vous vous rendez compte du privilège que nous avons d’être ici présents, sains et saufs ?
— C’est grâce à votre volonté, Monseigneur.
— C’est grâce à la Volonté du Seigneur ! Vous et moi, nous n’avons fait que répondre à son appel. Voici notre récompense. Profitons-en.
Ces mots réconfortent Bruno. Pendant un instant, il oublie ses anxiétés et suit l’exemple de son supérieur en se réjouissant du moment présent. Il prend note de l’emplacement des poutres, des vitraux coloriés et des histoires qu’ils illustrent. De même, il observe les visages et les costumes des invités qui l’entourent : membres du haut clergé, famille royale et autres personnages d’importance évidente.
Sur le banc devant les invités bretons est placé un bel homme recouvert d’une cuirasse de fer luisant. La peau beige de son visage est marquée par quelques cicatrices à la joue et au front. Ses cheveux foncés et son armure métallique sont huilés et s’imprègnent de la couleur des vitraux. À ses côtés est assise une élégante jeune fille aux longs cheveux noirs, tressés et ornés de perles. Elle porte une robe de soie orange à la mode italienne. La demoiselle, d’une dizaine d’années, a la peau au teint semblable à celle du chevalier à ses côtés.
Comme s’il avait pressenti le regard du Franciscain, le bel homme se retourne lentement sans faire tinter son armure de fer :
— Ah, Monseigneur Olivier Salahadin. On dirait que votre ange gardien vous est revenu de justesse, taquine le chevalier en souriant à Bruno. Je suis François de Cassinel, sergent d’armes royal, à votre service.
— Messire François de Cassinel, je suis frère Bruno Desmarais, Franciscain de Nantes, également à votre service.
La fillette se retourne. De ses grands yeux foncés, elle dévisage le frère franciscain en attendant de se faire présenter.
— Et voici ma fille, Biette, annonce le sergent d’armes.
Bruno lui sourit et incline la tête :
— Mademoiselle Biette de Cassinel. Ravi de faire votre connaissance.
— Vous êtes venu de Bretagne ? questionne aussitôt la demoiselle. Est-il vrai que la guerre est encore pire là-bas ?
Bruno, qui ne désire pas causer de sujets politiques avec une enfant de la cour de France, lui répond :
— En effet, notre Bretagne a grand besoin de nos prières.
Les Cassinel s’inclinent avec respect et se retournent vers l’autel.
Après ce bref partage, Salahadin reprend une expression plus sérieuse. Il inspecte son adepte un moment, puis lui chuchote :
— Où étiez-vous ?
— Eh bien, il y avait la mendiante. Après, le portail s’est refermé…
L’évêque baisse le regard et découvre les pieds nus de Bruno :
— Mais… où sont vos sandales ?
— Dans la foule, Monseigneur…
En attendant le début de la cérémonie, Bruno remarque que son évêque surveille l’un des invités assis de l’autre côté de l’autel : un élégant sexagénaire revêtu d’une cape jaune dorée.
— Monseigneur, qui est cet homme à la cape jaune, là-bas ?
— Je ne m’attendais pas à le revoir ici, chuchote l’évêque. Il s’appelle Philippe de Vitry. Il y a dix ans, lorsque j’étais recteur de l’Université de Paris, il m’a fait beaucoup de tort. Je ne suis pas prêt à lui parler aujourd’hui. Faites de même. S’il vous plaît, ne le regardez pas et ne lui parlez pas.
Bruno, bien qu’intrigué, se résout à se taire.
De l’autre côté du chœur est installée la famille royale. Bruno y compte les huit enfants royaux : quatre filles et quatre garçons. Il sait que ces enfants sont issus du mariage de Jean de Valois avec sa première épouse, Bonne de Luxembourg. Mais Bonne, qui vient de succomber à la peste noire, a cédé sa place à Jeanne d’Auvergne, la nouvelle épouse du futur roi Jean et future reine de France. Dans sa robe dorée, Jeanne d’Auvergne est grande et fière. Ses yeux pétillent d’excitation.
Bruno reconnaît Charles, fils aîné des enfants de Valois, dauphin de France et héritier du trône après son père. Âgé de douze ans, ses traits les plus marquants sont ses yeux, qui reflètent une sagesse et une intelligence calculées. Par contre, Bruno décèle aussi chez Charles de Valois des traits fragiles. Contrairement à son père Jean, qui est beau, grand et fort, ou à son frère cadet, le prince Philippe, qui a déjà un torse robuste, le dauphin Charles a un cou long et maigre, les joues gonflées et un menton quasiment inexistant. Son élégante armure cérémoniale est recouverte d’une superbe cape de satin bleu aux contours d’or fleurdelysé, mais les teints azurés de son costume ne font qu’accentuer la pâleur de son visage, pense Bruno.
Aux côtés du dauphin Charles est assise sa récente épouse, Jeanne de Bourbon, elle aussi âgée de douze ans. Bruno admire sa longue robe pourpre ornée de dentelle blanche. Mais le visage de la dauphine Jeanne de Bourbon est sans expression remarquable : elle demeure les yeux vides, comme si elle était plongée dans ses pensées. Bruno ne parvient pas à percevoir la couleur de ses yeux, qui lui semblent sombres et absents.
La pauvre dauphine. Elle est malheureuse. Ou bien elle est malade, se dit-il.
Soudain, les yeux de la dauphine s’animent et son regard croise le sien en courbant ses lèvres vers le bas. Bruno semble y lire du mépris. Puis, après un moment, elle retombe dans sa transe, reprenant l’apparence d’une poupée de cire. Bruno en éprouve un frisson désagréable. Simultanément, il remarque, devant lui, que Biette de Cassinel s’agite sur son banc.
Un son de cloche annonce enfin le chant d’ouverture.
ooo
Trois rangées de choristes bénédictins sont installées derrière l’autel, des lutrins de bois y soutenant de longs parchemins. L’archevêque se tourne vers les chanteurs et hoche la tête. À ce signal, un doux chant grégorien brise le silence en annonçant le début de la cérémonie du sacre royal. Les invités, installés dans le chœur, se lèvent à l’unisson.
— Prenez note, frère Bruno, vous qui avez encore de bons yeux. Car vous allez me composer un compte rendu de la cérémonie. J’aimerais aussi voir vos enluminures, à condition qu’elles soient de bon goût. Prenez note, je vous le demande.
— Un compte rendu… illustré ? Volontiers, Monseigneur !
L’esprit de Bruno Desmarais vagabonde. Ses yeux se mettent à briller : il se remémore le scriptorium des moines bénédictins près de Nantes, où il avait brièvement séjourné pour étudier la calligraphie et l’enluminure. À travers ses souvenirs, il hume le parfum de la pierre humide et de la cire mielleuse des cierges. Il y revisite son ancienne table d’écriture et y revoit ses instruments : une fine plume de pigeon et une épaisse plume d’oie, toutes deux aiguisées et équilibrées, à sa libre disposition. Des encriers, propres et remplis d’encres colorées, sont prêts à s’ouvrir. Des feuilles de parchemin sont étalées au centre de la table et réservées à lui seul. De hautes chandelles de cire d’abeille, qui entourent la table, déposent une lueur blanc crème sur ces pages lisses, vides et prêtes à enluminer. Ainsi, l’apprenti enlumineur imagine déjà la création de sa future œuvre…
— Le trésor de Saint-Remi approche ! Prenez-vous note ? demande l’évêque, le tirant de son rêve.
À ce moment, six moines avancent deux par deux le long de la nef, chacun tenant une partie du trésor de Saint-Remi : les vêtements et les insignes royaux qui seront remis au nouveau roi. Six barons armés escortent les six moines en faisant tinter leurs armures cérémonielles à un rythme cadencé. À la tête du cortège des douze s’avance l’abbé de l’abbaye Saint-Remi, qui transporte sur un coussin un petit flacon de verre. Les yeux de l’assemblée se fixent sur cet objet curieux.
— C’est la Sainte Ampoule de Clovis, murmure l’évêque. Cette fiole contient le « saint chrême », une huile sacrée utilisée pour les baptêmes et qui avait disparu pendant des années. Au cinquième siècle, Clovis, premier roi des Francs, s’est converti à l’Église. Et durant son baptême, ici même, une colombe blanche est apparue pour lui ramener l’ampoule égarée. C’est depuis ce jour que tous les rois de France sont sacrés et couronnés ici, à Notre-Dame de Reims. Et cette ampoule a la réputation de se remplir miraculeusement d’elle-même entre chacune des cérémonies…
Bruno laisse parler Monseigneur, mais il connaît bien la légende de la Sainte Ampoule de Clovis. Il hoche la tête en regardant l’abbé de Saint-Remi confier ce flacon sacré à l’archevêque de Reims, auprès de l’autel.
— Croyez-vous au miracle de la Sainte Ampoule ? questionne l’évêque.
— Tout est possible pour Dieu, raconte Bruno avec diplomatie.
— Hmm. Moi non plus, je n’y croyais pas à votre âge. Mais je vous assure que l’onction du saint chrême, lors d’un baptême ou d’un couronnement, c’est un acte puissant contre le Diable, les anges déchus et les démons. En effet, ce sacre royal représente une forme d’exorcisme mineur. Un exorcisme, et pour le roi ! répond l’évêque avec sérieux.
Bruno reste silencieux. Il essaie d’imaginer les aventures d’Olivier Salahadin durant ses années antérieures à Paris et à Nantes. Il se souvient qu’avant de joindre l’ordre des Franciscains, il avait déjà entendu parler des nombreux cas d’exorcismes à Nantes, que son évêque avait, depuis 1340, approuvés, supervisés ou dirigés lui-même. Éprouvant de la honte quant à son propre manque d’expérience et son peu de foi, Bruno se sent tout petit à côté de son supérieur.
Le chœur de chant entonne son deuxième couplet. Un par un, les éléments du trésor sont confiés à l’archevêque et aux cardinaux. Monseigneur Salahadin observe attentivement la cérémonie. Une fois les objets sacrés remis à l’archevêque, une moitié des barons et des moines s’assoit près de la famille royale. L’autre moitié se place de l’autre côté de l’autel, devant Bruno, près du sergent d’armes François et de sa fille Biette. Les chevaliers assis, la clameur des corps en mouvement, des bottes de cuir et les tintements d’armes cesse enfin.
La chorale vient d’entamer son troisième couplet. Bruno écoute la musique dans sa plénitude, sans distractions. Ce simple chant monophonique d’un psaume en latin est sans accord ni harmonisation et se compose de douze voix distinctes, mariées les unes aux autres en parfait unisson. Vibrantes et profondes, ces voix semblent parvenir des hauts plafonds pour retomber jusqu’au sol de marbre poli, d’où elles ricochent dans toutes les directions, pour atteindre chaque mur et recoin.
Cantate Domino canticum novum ! Chantez au Seigneur un cantique nouveau !
Quia mirabilia fecit ! Car il a fait des merveilles !
Le volume et l’intensité du chant ne varient pas. Et pourtant, à chaque nouveau couplet, la fréquence sonore remplit de plus en plus l’intérieur de la cathédrale. Au quatrième couplet, Bruno commence à ressentir des vibrations dans les fibres de son banc à chaque « la » et à chaque « ré ». Les notes semblent affecter l’épée de François de Cassinel : au son de chaque « si bémol » prolongé, elle frissonne légèrement à l’intérieur de son fourreau et produit une fine vibration métallique. De même, les épaulières de certains barons grelottent à chaque refrain. Plus bas, les petits poils sur les pieds de Bruno frémissent sous les ondes musicales qui sillonnent le sol. Le spectateur breton suppose que, s’il s’était penché pour scruter le plancher de plus près, il aurait pu y découvrir des grains de sable et de poussière danser sur chaque note basse. Il comprend alors la fonction des hauts plafonds pour créer cet effet sonore extraordinaire.
Cet édifice est un instrument musical géant ! Merci, Seigneur, pour Ta grandeur !
Il lève le regard vers les hauts plafonds et s’agrippe au banc devant lui pour contrôler ses vertiges. Son cou fléchi vers l’arrière, l’acoustique fait vibrer ses sinus et tympans. Il perçoit alors un déclic dans son crâne, en arrière de son nez. Sa respiration et ses bourdonnements d’oreilles s’adoucissent. Émerveillé, il ferme les yeux et s’abandonne au chant pour le savourer à plein, sa large poitrine qui monte et descend au rythme du refrain. L’assemblée, les vitraux, les poutres et les plafonds s’effacent derrière ses paupières fermées. Il imagine, dans la voûte céleste, un chœur de séraphins encore plus volumineux que la foule de Reims, dont le chant glorieux recouvre la Terre entière.
Cantate Domino canticum novum ! Chantez au Seigneur un cantique nouveau !
Quia mirabilia fecit ! Car il a fait des merveilles !
La note finale du chant s’envole pour aller expirer dans les hauteurs des plafonds. Un silence vertigineux domine à nouveau l’intérieur de la cathédrale. Fasciné, Bruno constate que ces plafonds ouverts savent amplifier le volume, tout comme ils savent amplifier le silence.
Une clochette sonne trois fois et l’arrache à sa rêverie. De même, les rayons du matin percent pleinement les vitraux derrière l’autel, traversent la cathédrale et viennent frapper les deux rosaces de la façade ouest. Les cinquante-deux statues des rois bibliques s’illuminent, une rangée après l’autre.
Trois coups solides retentissent à l’arrière du grand portail ouest.
Bom ! Bom ! Bom !